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Le sport se regarde en direct
Par: Jean-Francois Gagnon
Selon une étude réalisée par RDS et CTV, le Réseau des Sports est davantage regardé en direct que peuvent l’être les autres réseaux. En fait, sa programmation est consommée « live » à 99,3%!
Toujours selon l’étude, ce taux d’écoute différée de 0,7 % est 8 fois moins élevé que la moyenne de l’écoute télé en général.
La comparaison du taux d’écoute différée des différents types d’émissions explique la performance « en directe » de RDS alors que les sports (professionnels ou amateurs) font parti des contenus les moins « différés », au même titre que les émissions d’information.
Les faibles taux d’écoute en différé des sports et des émissions d’information acquièrent d’autant plus de valeur alors que ces types d’émissions figurent parmi les principaux choix d’écoute des individus à hauts revenus familiaux, ceux-là même qui sont les plus susceptibles de posséder des ENP (PVR).
Rang Types d’émissions % écoute différé
1 Ongoing Dramatic Series 10%
2 Ongoing Comedy Series (Sitcoms) 7%
3 Specials, Mini-Series or Made-for-TV Feature Films 7%
4 Variety 6%
5 Game Shows 5%
6 General Entertainment and Human Interest 5%
7 Programs of Comedy Sketches, Improvision, Unscripted Works 5%
8 Music and Dance other than Music Video Programs or Clips 4%
9 Long-form Documentary 3%
10 Theatre Feature Films Aired on TV 3%
11 Informal Education and Recreation and Leisure 2%
12 Animated Television Programs & Films 2%
13 Religion 2%
14 Analysis and Interpretation 1%
15 News 1%
16 Professional Sports 1%
17 Amateur Sports 0%
Source : BBM, Montreal franco, 31 août au 27 septembre 2009, A25-54.
Il sera maintenant intéressant d’observer la tendance d’écoute en différé au cours des prochains mois, suite à l’arrivée de tou.tv. On y retrouve en effet des séries dramatiques (type d’émission la plus « différée ») telles Mirador ou Trauma, présentement diffusées sur la télévision traditionnelle. L’adoption de ce mode de diffusion par les téléspectateurs pourrait avoir un effet à la baisse sur les taux d’écoute différée.
Les spéciaux de fin d’année propices à l’écoute en différé, bien que stables vs. 2008
Par: Jean-Francois Gagnon et Luc-André Cormier
Traditionnellement ancrés dans nos habitudes, les spéciaux de fin d’année ont toujours constitué un grand rassemblement familial. Leurs auditoires élevés ont aussi su attirer les dollars des annonceurs. Néanmoins, nous appréhendons l’effet que peuvent avoir les enregistreurs numériques personnels (ENP) sur les habitudes d’écoute télévisuelle, particulièrement durant les pauses publicitaires. Les mesures d’auditoires de BBM nous permettant d’isoler l’écoute faite dans les jours qui ont suivi les diffusions originale et/ou en reprise des émissions, nous avons profité de l’occasion pour vérifier si l’écoute de ces spéciaux se fait spécifiquement « en direct » ou à la convenance des horaires de chacun.
12 % de l’écoute des spéciaux de fin d’année à été faite dans les 7 jours suivants les diffusions originales, un taux deux fois plus élevé qu’en saison régulière.
Le taux d’écoute en différé des spéciaux de fin d’année est également supérieur à celui des autres types d’émissions en saison régulière, incluant les différents spéciaux de variété tels Le Banquier affronte les Canadiens, Céline sur les plaines, Gala Prix Gémaux.
L’enjeu majeur que pose cette technologie, on le sait, est qu’elle permet « zapper » -très facilement les publicités. Or, la bonne nouvelle pour les annonceurs et pour les diffuseurs est que le taux moyen d’écoute en différé des spéciaux de fin d’année est demeuré stable en 2009 comparativement à 2008, même qu’ils auraient diminué pour trois des quatre émissions qui faisaient un retour.
Source : BBM, PQ franco, 31 août 2009 au 1er janvier 2010, tous 2 ans+.
Contact: Luc-André Cormier, luc.cormier@cossette.com, (514) 282-4688
Les émissions sportives et la commandite : un duo gagnant
Hugo Bouchard | Luc-André Cormier
Lors de son plus récent Dominance commandite télé, Impact Recherche a découvert que les commandites d’émissions/ match sportifs offrent un meilleur taux de rappel spontané comparativement à d’autres genres télévisuels.
En effet, 65% des répondants on été en mesure d’identifier un commanditaire d’émissions/ matchs sportifs, ce qui tranche fortement par rapport aux téléréalités (36%) et aux jeux/ quizz télévisés (21%).

Comment expliquer ces résultats? D’abord, parce que les sports télévisés sont consommés par un plus grand nombre de gens. Deuxièmement, parce qu’ils ont généralement un auditoire plus captif (pour ne pas manquer un jeu clé ou un but!). Mais, il y a plus. La nature même de la commandite sportive télévisuelle y est pour quelque chose.
Selon Pascale Chassé – V-P, Directrice générale de Fusion marketing d’alliances, « il est fréquent de voir pendant plusieurs années un même annonceur commanditer une ou des émissions sportives. Pensons notamment à Molson et au hockey. Une telle association facilite sa reconnaissance ou celle de la catégorie. »
En terminant, Mme Chassé indique que « les commandites sportives à la télé cadrent souvent dans une exploitation plus vaste et plus porteuse du sport en question, ce qui joue en faveur d’un meilleur taux de rappel ». Cela est en fort contraste avec l’exploitation des téléréalités qui, selon le sondage, sont surtout associés à la commandite du secteur automobile. « On sait que cette catégorie achète de la commandite pour obtenir l’exclusivité, avec très peu de considération pour l’exploitation ».
Vous trouverez plus bas, les catégories d’annonceurs qui performent le mieux par type d’émission. Sinon, vous pouvez connaître les résultats par annonceur en consultant l’édition de décembre du magazine Infopresse.

décembre 16, 2008 at 8:58 hugobouchard Laisser un commentaire



