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Les jeunes Canadiens champions de l’environnement

Par Luc-André Cormier

En analysant les résultats d’une étude que nous avons réalisée au Canada, aux EU et au UK,  je remarque que les Canadiens, les jeunes (18-34 ans) en particulier, ressortent comme champions de l’environnement.  En effet, ils sont plus enclins à rejeter l’énoncé

Today, there is too much emphasis on conservation and the environment.

Au Canada, 62% des 18-34 ans sont fortement en désaccord avec cet énoncé, contre 28% aux EU et 40% au UK.

À l’opposé, toujours au Canada, 19% des 35 ans + sont fortement d’accord avec l’énoncé contre seulement 8% des 18-34.

Alors qu’au UK on ne note aucune différence entre les groupes d’âge… surprise ! Aux EU on compte quatre fois plus (31%) de 18-34 ans qu’au Canada qui considèrent qu’on exagère sur l’environnement, contre une proportion (comparable à la nôtre) de 22% pour les 35 ans +.  En comparant les deux pays, on constate que les positions des jeunes et des plus âgés sont renversées.

Luc Format png

Tableau

Il semble donc que les 18-34 de ce côté-ci de la frontière soient beaucoup plus sensibles aux questions de conservation et d’environnement. Ils risquent d’être au cœur des mouvements verts de demain, alors que leurs voisins du sud (surtout à l’ouest et dans le sud) pourraient en être les détracteurs. Nos jeunes Canadiens seraient-ils plus réceptifs aux programmes d’entreprises soucieuses d’un développement durable ? Et les jeunes américains réagiraient-ils plutôt avec cynisme ?

Note : Nous n’avons constaté aucune différence significative entre les Québécois et les autres Canadiens.

Source : Impact Recherche, Sondage internet via panel web, Tailles d’échantillons: Canada (n=1,225) – EU (n=1,001) – UK (n=1,001), Pondération par pays selon sexe, âge et régions, Collecte: juillet, 2009.

octobre 30, 2009 at 4:34 Laisser un commentaire

Verts ou pas verts les Canadiens ?

Par Amélie Bolduc

Comment se perçoivent les Canadiens en termes de comportements responsables envers l’environnement ? Quelles actions posent-ils réellement dans leur quotidien pour améliorer le sort de la planète ?

C’est à quoi Impact Recherche, conjointement avec les autres unités d’affaires du Monde de Cossette et le groupe Summerhill, s’est appliqué à répondre dans le but d’établir un « écart vert », confrontant le discours des consommateurs à leurs actions concrètes en matière d’environnement. L’écart vert mesure les comportements des consommateurs envers l’énergie, l’alimentation, le recyclage, la réutilisation, le rendement du carburant et leur préférence pour des produits verts.

Ainsi, les résultats d’un sondage en ligne mené auprès de 1 000 Canadiens répartis à travers le pays révèlent des écarts importants entre les perceptions d’être un individu responsable envers l’environnement (par ex. perception de jouer un rôle actif dans la diminution de la consommation de carburant) et les actions environnementales quotidiennes réellement posées par les consommateurs (par ex. utiliser le transport en commun).

Voici les faits saillants de l’étude (résultats obtenus auprès de l’ensemble des Canadiens) :

  • L’écart vert le plus important (40 p. 100) est observé dans la catégorie transports et s’explique par le faible taux d’adoption des solutions de rechange comme les retraits de carbone, les transports en commun et les véhicules hybrides ;
  • Les jeunes adultes sont les plus réalistes envers leurs pratiques en matière d’environnement. Ils se sont attribués les notes les plus basses en autoperception et démontrent l’écart vert le plus réduit de tous les groupes d’âge ;
  • L’écart vert est comparable pour les cinq régions à l’étude (Maritimes, Québec, Ontario, Prairies et Colombie-Britannique) ;
  • Les femmes ont plus de chances de tenir compte des considérations environnementales dans leurs achats au quotidien, mais une certification environnementale ne constitue pas toujours un élément décisif en faveur de produits plus écologiques ;
  • Les économies d’énergie au foyer réalisées grâce à des mesures économiques comme baisser les thermostats, changer les ampoules et acheter des appareils ménagers écoénergétiques sont populaires, mais peu de personnes ont pris des mesures de plus grande envergure et plus coûteuses comme l’installation d’énergie de remplacement à l’aide des techniques éolienne ou solaire.

Et du côté des Québécois ?

  • Les Québécois s’accordent un score plus vert que leurs actions réelles pour la presque totalité des catégories ;
  • Toutefois, dans la catégorie de l’alimentation, ils passent véritablement de la parole aux actes alors qu’ils sont les plus nombreux au pays à utiliser des sacs en tissu réutilisables pour faire leur épicerie, ou encore à bouder les marques et les produits qui ne respectent pas l’environnement ;
  • Finalement, ils ont plus de chances d’être influencés positivement par la certification écologique des produits emballés lorsque vient le temps d’acheter un produit.

Comme quoi nous devons encore passer de la parole aux actes…

Source : Impact Recherche, 2009

Échantillon : 1 000 répondants

Collecte de données : Mai 2009

août 10, 2009 at 2:33 Laisser un commentaire


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